Un premier article pour parler de cette autre passion qui est la musique et plus particulièrement la composition de celle-ci.
J'ai été pris par le virus lors de mes années lycée, pendant lesquelles avec mes meilleurs potes de l'époque, eux-aussi en pleine découverte de musique extrême, nous décidions de monter notre propre groupe pour foutre le maximum de bordel au tremplin annuel des lycéens.
Grâce à nos gentils parents qui daignèrent bien nous offrir quelques instruments pour nous permettre d'exprimer nos plus rauques émotions et au prêt du local du père musicien de notre batteur, nous commencions à mettre en place nos premières reprises, dans le but de faire un premier concert pas loin de notre village natal qui cherchait des groupes de jeunes saltimbanques chevelus. Mais rapidement, c'était la composition de nos propres morceaux qui pris le dessus sur le reste. On enchaînait ainsi une vingtaine de concerts pendant nos 3+1 années de lycée, en créant des morceaux de plus en plus violents, au fur et à mesure qu'on découvrait de nouveaux groupes. En gros on est allé du grunge boutonneux à du brutal death mononeuronal, en passant par du trash/hardcore houblonné. Pour notre dernier concert à la salle légendaire de la Casamance à la Rochelle (RIP), on décidait même de changer complétement de set une ou deux semaines avant, tellement notre créativité dépassait en vitesse le rythme auquel on pouvait apprendre à bien jouer nos morceaux. Et puis, on venait de tomber dans Mortician alors...
Il reste trois vidéos sur youtube de ces années épiques dont voici ma préférée. Ce devait être notre troisième tremplin du lycée, où on voit bien l'incompréhension du public (à l'exception de deux collègues chevelus) à l'égard de notre musique pourtant si mélodieuse. Et on a même pas gagné, c'est pas juste ! Pourtant j'avais mis toutes les chances de mon côté en jouant aussi dans le troisième groupe du lycée qui s'appelait Infected Zob dont voici un extrait que je ne résiste pas à vous montrer. Zut, quel gâchis !
Maintenant je vais parler de moi. Au départ, je me coltinais le chant (les cris) en plus des parties de guitare rythmique mais au bout d'un an, je laissais ma place au micro à un cinquième membre pour me concentrer sur la gratte et la partie que je préférais : la composition. Merci à mon oncle guitariste pour m'avoir fait découvrir le logiciel de tablature Guitar pro avec lequel j'ai pû composer et mettre en place des centaines de morceaux (à la louche) dont seuls quelques-uns pouvaient aboutir à une mise en place "en live". Après le lycée, on s'est tous séparé et j'ai repris la gratte avec un groupe de black metal. En tant que bons misanthropes, ils ne voulaient pas entendre parler de concerts mais leurs morceaux étaient vraiment top et j'ai découvert à ce moment-là tout un pan de musique extrême qui m'échappait : le magique black metal, la musique de toutes les permissions. Et des blasts stratosphériques.
On a joué ensemble une bonne année et enregistré de bons sons mais il n'y a pas eu de suite.
Le problème c'est que moi, j'avais toujours des riffs qui me venaient à la pelle et je me suis donc tourné vers l'enregistrement et l'écriture de mes propres parties de batteries grâce à des logiciels rustiques mais efficaces : Beatcraft et Audacity. Avec pour seul moyen de prise de son un vieux micro chant filaire raccordé direct dans le pc et calé devant l'ampli guitare.
C'est comme ça que j'ai enregistré les morceaux de Hardcore de mon projet Black Spite en 2011 et 2012, qui fait l'objet d'un autre article.
Je remercie tous mes potes amateurs de gros son et musiciens de l'époque, dont en priorité les membres du groupe et aussi nos parents qui se relayaient pour nous trimballer dans tous ces lieux paumés et devoir patienter le temps qu'on éructe nos incompréhensibles paroles sur nos riffs bourrés de larsens. MERCI À VOUS TOUS !